26 octobre 2006
This is the end, my friend
Eh oui, les meilleures choses ont une fin.
Une fin logique en l'occurence.
Certain(e)s s'étaient rendu(e)s compte que le rythme baissait. Pour la plus simple des raisons : je suis devenu fidèle. De plus en plus. On peut pas l'être plus, d'ailleurs. Donc plus rien à raconter, sinon les échanges de fluides avec l'Unique. Mais ça, c'est secret.
Je n'ai plus goût aux relations adultérines. Depuis un moment, je m'étais rendu compte combien c'était facile, et ça avait déjà douché mon enthousiasme. En plus, elles tombaient presque toutes amoureuses de moi, je devais ouvrir trop en grand les vannes de la tendresse. je ne sais pas faire autrement. Et puis quel interêt, sinon ? Si c'est pour se vider les couilles, rien ne vaut une bonne branlette.
Dernier essai en date, et probablement dernier, une actrice au regard sublime, une vraie actrice, qui a joué dans un film connu, c'est vous dire. Il m'avait semblé qu'elle me faisait du rentre-dedans, mais franchement, j'avais la tête tellement prise à ce moment là que je ne m'en étais pas rendu compte. Surtout si ce n'était pas le cas. Et puis, elle a recommencé, tout à la fin, ou je me le suis imaginé. Aussi lui ai-je téléphoné sous un pretexte honteusement transparent, pour lui proposer un diner, histoire d'enfin pouvoir bavarder avec elle, parce qu'avant, trop de boulot, etc ... Si elle acceptait un pareil motif, ça me paraissait un indice sûr. Et elle a accepté.
J'ai passé une semaine d'enfer à m'angoisser parce que je me rendais bien compte que je n'avais aucune envie de coucher avec elle. Enfin de coucher, oui, à la rigueur. Et puis, non, même pas de coucher. Non, vraiment. Une sorte de culpabilité vis à vis de l'Unique qui me surprit par sa violence. Mais je ne décommandai pas. On a sa fierté, non mais sans blague.
Ce soir là, avant l'heure fatidique, je passais en revue toutes les excuses bidons pour ne pas coucher avec elle si elle en manifestait l'envie (genre : je suis schizophrène, je prends des neuroleptiques et ça me rend impuissant). Ca en devenait pathétique.
Et puis le repas se déroula. Très bien. Je me tenais en retrait. Charmant, mais en retrait. Elle appréciait sa soirée, mais ne fit rien non plus. Peut-être avais-je tout imaginé dans ma tête. Tant mieux. Et, ému par sa vulnérabilité derrière son masque de dynamisme et de d'extroversion, sa sensibilité, sa finesse et son intelligence, je me félicitai de rester tant en arrière et m'y tint encore plus fermement.
Donc : les meilleures choses ont une fin.
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04 septembre 2006
Adultère en mineur
C'était après le cinéma. Elle était contente parce que le film était bien. Contente aussi parce que je l'avais trouvé bien. Le dernier où elle m'avait entrainé était insupportablement chiant. Mais il y avait quelque chose en plus dans son sourire. Moi, je n'avais rien remarqué. Bien sûr.
Mais je l'ai raccompagné jusqu'au métro tout proche. Qui était le mien, aussi, bien que ce ne fut pas la même ligne. Et donc au moment de se séparer en sous-sol, elle me fait son sourire de nouveau et surtout son immobilité étrange me met la puce à l'oreille. Je l'embrasse. Doucement. On ne sait jamais, je pourrais me tromper du tout au tout. Mais non. Elle me serre aussi dans ses bras. On se roule des pelles. Enfin, on se roulerait des pelles, si elle ne gardait pas les dents obstinemment closes.
Puis elle me repousse : c'est fini, faut redevenir sérieux, elle ne veut/peut pas (traduire : son mec est chez elle). Et l'on se quitte, d'autant qu'elle entend sa rame arriver tout en bas du couloir.
Mais non, mais non, mais non ...
Je suis Douglas Fairbanks ce soir. Un héros, doublé d'un séducteur. Sans blague ! Et après avoir mollement pris le chemin de mon chez moi, je rebrousse chemin et m'engage direction ligne X.
Elle a menti : le metro n'est pas passé : je la vois au milieu du quai à attendre ; moi, je me cache à l'extrémité du couloir. Et la rame arrive en station. Dans laquelle nous entrons tous deux, moi en queue, elle, presque en tête. Et je remonte les wagons. Dieu qui est avec moi m'a fourni une rame non compartimentée, et grand seigneur, un sourire un rien triomphant aux lêvres, je m'approche d'elle.
- Je peux m'assoir là ?
- Tu es du genre têtu, toi ...
- Je peux m'assoir ?
Evidemment que je m'assois. Mélées de langues et mains qui l'explorent. Ce qui ne l'empêche pas de me répéter à 3 reprises que chez elle, pas possible, etc ...
Mais arrivé à sa station, elle ne m'empêche pas de l'accompagner. 10 bonnes minutes de marche. Moi qui espérait passer dans de sombres ruelles grouillantes de portes cochères où j'aurais pu m'infiltrer en elle à la dérobée ... Sa bouche avalant mon sexe à la limite de la lueur d'un réverbère. Voire son anus forcé dans une pénombre complice tandis qu'elle aurait murmuré "non pas ici" avec un manque de conviction charmant.
Rien du tout. La mutine ne choisit que de grands axes éclairés à giorno. Avec en apothéose un au revoir sur une place saturée de voitures vrombissantes et de quidams un peu hagards. Je caresse certes ses seins. Mais elle me regarde avec un petit sourire ironique qui semble dire "profites-en bien, c'est tout ce que tu auras". Ca me rend un peu furieux, et je l'attire contre moi. Et en profite pour plonger ma main dedans. Guère pratique, mais je sens au bout de mes doigts l'humidité qui perle sur ses lèvres. Frustrant. Mais je ne peux aller plus loin : elle me repousse, me fait un chaste bisou et s'enfuit avec la grâce d'une biche.
Et seul, je suçote mon majeur, goûtant le peu que j'ai pu lui voler. Avant de rentrer chez moi. En taxi. Et grognon.
22 juin 2006
La limite
C'est un jour très particulier. Mes fonctions génitales reviennent à la normale.En fait, plutôt que "génitales", je devrais dire "bitesques". Du français "bite", syn. "verge".
Les IRS, j'en ai déjà parlé.La libido pataugeant dans les sous-sols et tout ça.
Mais ce n'est pas là le problème.
Depuis des mois, peut-être une année, je ne maîtrise pas vraiment mon éjaculation. Ca dure longtemps, voire trop longtemps, mais je ne la maitrise pas .Elle arrive brusquement, sans prévenir. Ce qui me frustre horriblement. Fort heureusement, comme elle ne se déclenche qu'après pas mal de temps, je suis le seul à être frustré. Enfin très frustré.
Mais je sentais depuis quelques semaines que je reprenais contrôle sur les errements de ma bite.
Aujourd'hui, c'est le jour. Elle a déjà joui quand j'étais collé contre elle, lui massant le clitoris durant la pénétration. Et je sentais alors quelque chose bouillir doucement entre mes cuisses. Un signal que je croyais avoir oublié.
Et je me suis écarté d'elle, me mettant presque à la verticale. Son vagin se contracte et masse ma verge. Je sens tout cela. Je devine que quelque chose cherche à sortir de moi. Je suis à la limite. Si je ne me maitrise pas, je jouirai et ce sera fini. Pas que ce soit grave, non. Mais dommage, oui, ce le serait. La limite. Comme au bord d'un précipice. Le plus pur plaisir et s'y maintenir, presque indéfiniment, avec le goût de l'orgasme dans la gorge, prêt à jaillir. Cette parfaite sensation d'éternité que l'on acquière à se maintenir JUSTE à la limite. Pas un pas en avant. Ni un pas en arrière. Juste à la limite.
J'ai fermé les yeux pour juguler la montée du plaisir. Faire le vide dans mon esprit, faire comme si je ne savais rien de ce qui s'agite dans mon bassin. Je n'aime pas fermer les yeux car je ne la vois plus. Et si je ne la vois plus, il y a le risque que tout cela se resorbe en pure masturbation. Je les ouvre donc pour fixer ses yeux égarés et son visage à la fois calme et dément. Puis les referme vite pour reprendre cette respiration intérieure qui me maintient à la limite.
Epuisante alternance d'yeux ouverts et fermés, de concentration et de relâchement, de retraction et d'envolée. Mais je sens aux mouvements convulsifs de son vagin qu'elle va venir. Très bientôt. Et depuis la limite, cela me sera très facile de l'accompagner. Nous allons mourir tous les deux ensemble, au même moment, dans la même spirale et la même perte de conscience.
Après la cacophonie des hurlements, deux corps allongés, l'un écrasant l'autre, les bras de l'un agrippant l'autre. Ils ne vont pas bouger durant de longues minutes. Dans un silence surnaturel, à peine troublé par le sifflement des respirations apaisées.
06 juin 2006
Parlons !
Je ne sais pas vous, mais, moi, avec ma douce, on parle sexe. Juste après avoir fait l'amour. Parce qu'on est très heureux, qu'on s'est donné du plaisir et plus que du plaisir. Et qu'on prolonge ce plaisir en discutant, en nous remémorant, un peu comme ces gens qui parle bouffe au cours d'un repas.
Il faut dire que les antidépresseurs IRS m'ont détruit, niveau libido. Ma douce a été courageuse, mais ça été dur pour elle. Et pour moi aussi. Mais maintenant ça va mieux, les choses rentrent dans l'ordre, et comme elle le dit elle-même "pour le moral, rien ne vaut un coup de bite".
Déjà samedi, elle m'avait aguiché, mais j'étais crevé, comme une méduse échouée sur une plage. Mutine, elle m'avait dit que, pas grave, je pourrais lui lêcher la foufoune le lendemain. Lêcher la foufoune ? Quelle bonne idée ! Et moi qui postulais une minute avant pour l'élection de Mister Gastéropode, voilà que je commençais à l'attraper sournoisement en lui faisant remarquer que, chère amie, mais pourquoi attendre demain ? Ah mais non, mais non, elle était en fin de règles, et elle ne s'était pas lavée. Oh, mais je te préfère pas trop nickel, pleine de saveurs, et pour le reste, tu sais bien que ce n'est pas cela qui m'arrêtera. Elle a un peu minaudé, mais je commençais à trouver la situation de plus en plus interessante. Bref, sentant que le cunnilingus la génerait un peu et qu'elle risquait de se bloquer, j'ai préféré la travailler à la bite, dans toutes les positions que me permettait mon manque de souplesse. On a d'ailleurs quitté le canapé, trop étroit à mon goût, pour émigrer sur le lit où la bruyante apothéose a fait fuir les chats.
ELLE - C'est bien de m'avoir prise par derrière et sur le coté
MOI - Je sais que ça te plait
ELLE - C'est pas que ça me fasse jouir ou même que ça me fasse des trucs très forts, mais j'aime bien quand même.
MOI - C'est cadeau pour toi
ELLE - Vilain fripon, va ! Et après quand tu est sur moi, je suis déjà comme parcourue de fourmillement et je viens très fort
MOI - J'ai entendu ça : j'ai 7/10ème de moins à l'oreille droite
ELLE - Gna gna gna
Le lendemain. Alors qu'elle est en train de passer dans le couloir, je t'attrape, et la jette sur le lit. Elle rit comme une folle, et fait mine de me donner des coups de pieds quand je m'approche d'elle.
Plouf, plus de pantalon !
Plouf, plus de t-shirt !
Plouf, plus de soutien-gorge !
Plouf, plus de culotte !
Et son sexe est doux. Mmmm ... Sous la langue et le bord de la lêvre inférieure. J'embrasse aussi l'intérieur de ses cuisses, fines et blanches comme du papier de soie. Je fais très attention à ne pas la blesser avec ma barbe de deux jours. Elle vient très vite. Enfin, relativement vite. Encore un boucan mémorable.
Allongée sur le dos, le regard un peu vide, le visage rosi, les membres comme amollis, elle est si belle que j'ai presque une hésitation. Mais je la pénêtre en restant loin d'elle, très doucement au début, puis plus rapidemment. Son vagin est agité de convulsions autour de ma bite qui la mettent dans un état des plus étrange, et tout ça me remonte au cerveau. La belle fait entendre des bruits étranges, que je ne pourrais qualifier. Son intimité me malaxe, de plus en plus folle. Finalement, je jouis en poussant un hurlement monstrueux. Elle me rejoint.
ELLE - Waaa ! Tu nous fais la totale, là !
MOI - Ah mais rien n'est trop beau pour toi
ELLE - Oui, mais là, mmmmmm. T'as vu comme je suis venu vite quand tu m'as léché ?
MOI - Et pour une fois, tu as eu un orgasme purement vaginal
ELLE - Ben oui, quand je suis excitée, c'est mon clitoris qui réclame.
MOI - Et là comme il a eu sa dose avant ...
ELLE - Exactement, monsieur le meilleur amant du monde. je te sentais bizarre en moi. Je savais pas si t'allais venir tout de suite ou si au contraire tu n'arriverais pas à jouir.
MOI - Oui, c'était trop bizarre. je savais pas bien non plus. Mais c'était vraiment agréable.
ELLE - Un gros bisou ?
Et on fait donc de gros bisous ...
30 mai 2006
Déshabille-toi !
Le premier jour chez elle. Elle n'aime pas son corps. "Deshabille-toi", je lui dis. Il fait grand jour. Elle minaude, refuse, se recule et se colle contre le mur. Je vais vers elle avec un sourire un peu forcé. Et commence à essayer de lui enlever son t-shirt. Elle se débat, proteste en riant, et finalement me donne un grand coup de coude dans le ventre. Je me plie en deux et inquiète (et confuse), elle arrête ses contorsions et se penche vers moi. Fourbe et rapide comme je le suis, je lui attrape son haut et le passe au-dessus de sa tête. Elle essaie de se dégager de là, mais j'ai trop bien amené ma manoeuvre et la voilà en soutien-gorge au milieu de la pièce. Cette fois, elle a les bras en avant, pour me repousser d'emblée. "Allons, allons, nous y sommes presque" essaie-je de la convaincre. Nous tournons l'un autour de l'autre, comme deux chats avant le combat et je comprends bien qu'il ne s'agit plus de rire pour elle. Elle veut se défendre. Mais moi aussi, j'ai fini de rire, et voir apparaitre ses seins me parait une affaire de la plus haute importance. Elle dit "non, non, laisse-moi", mais elle voit bien à mon regard que je n'ai pas l'intention de renoncer à ce que j'estime m'être dû. Et finalement, je l'attrape, et la plaque d'une main, de dos, contre moi, tout en degrafant sa bretelle de l'autre (la gauche !).
Une nymphe intimidée, farouche et les joues rouges. Qui me fait face. Les bras croisés sur la poitrine. "Laisse-moi te regarder", supplie-je. Elle ne veut pas. Mais alors pas du tout. C'est tout juste si elle ne me montre pas les dents. Alors on se colle l'un à l'autre, on fait comme si on se battait, on se tortille, on s'échappe, j'écarte ses bras, mais elle bouge tellement ou est tellement proche que je ne distingue rien.
Je m'essoufle. Et puis j'en ai assez. Ce qui ne devrait être qu'un jeu devient presque malsain et à la limite du violent.
Je m'écarte et me tiens en face d'elle. "Allez : écarte les bras, et je te jure que j'arrête après". Petit regard sombre. "Tu les jures ?". "Je le jure". Elle a confiance. Et tête baissée, elle laisse apparaitre ses petits seins tout doux. "Redresse la tête, s'il te plait". Yeux mi-clos, mais elle me fixe sans ciller, mamellons toujours à l'air.
Je lui ramasse son t-shirt et lui donne pour qu'elle l'enfile. Son sourire est ravissant.
"La suite demain ?". Elle acquiesce du menton. Je pars après l'avoir embrassée.
Le lendemain. Toujours plein jour. Elle est mentalement préparée. Je la débarrasse du haut, puis m'attaque au bas. Elle se laisse faire, et me carresse même le haut de la tête alors que j'amène son jean sur les chevilles.
Elle a une toison à peine discernable tant elle s'est épilé. Je la fais tourner sur elle-même, la fais marcher, lui fais lever les bras au ciel pour étendre son corps et qu'il apparaisse dans toute sa splendeur. Je viens derrière elle pour prendre ses seins dans mes paumes, me frotter contre ses fesses, sentir le soyeux de son pubis lorsque je passe ma main en serre entre ses cuisses. "Mets-toi à 4 pattes". La lumière est rasante sur son dos. Ses seins pendent fermement comme je peux le constater lorsque je me mets à niveau en face d'elle. Je la renifle sous toutes les coutures. Elle sent bon. Elle regarde le mur, sans un mot, comme si de rien n'était.
Placé derrière elle, je lui écarte les fesses de façon à exposer son anus, à le rendre évident. Puis laisse tomber là une grosse larme de salive. Que j'étale avec mon menton, mes lêvres, mon nez. Et je lappe aussi, je lappe comme un fou pour laisser une pellicule humide, depuis l'oeil sec jusqu'à la base de son vagin, empoissant le périné. Je m'en barbouille. C'est bon. Et puis je me redresse un peu. Et du doigt je recueille ma rosée, appuyant légèrement au bord de chacun des orifices, comme si je voulais y entrer. Mais non. Pas maintenant. Et elle continue à fixer le mur, impavide.
Complètement debout, je lui dit de se relever. Très doucement. Et elle vient m'enlacer, avec un sourire qui me chavire, un sourire de fierté ; fière de moi, elle est.
Embrassades.
Et je m'en vais. "A demain ?".
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29 mai 2006
Echec paradoxal
La première fois que je l'ai vu, je me suis bien rendu compte que nous n'avions pas d'atomes crochus. Oh, elle était intelligente, touchante, drôle. Mais quelque chose ne passait pas. Physiquement non plus, elle ne m'attirait pas, loin qu'elle fût laide, mais toujours cette histoire d'atomes crochus. Je remarquai juste ses gros seins qui m'émoustillèrent bien un peu, mais sans que cela soit suffisant. Je me saoulais donc la gueule avec application pour éviter tout débordement inattendu de ma libido, et nous nous quittâmes après que je lui ai fait un gros bisous sur la joue.
Quand elle me recontacta, je fus surpris, car il m'avait semblé que je la laissais tout aussi indifférente. Et sans trop savoir pourquoi, je lui proposais de diner chez elle. Au moins, dans mon esprit les choses étaient claires : si elle acceptait, c'était en connaissance de cause. Et elle n'accepterait donc pas.
Mais elle accepta.
Et j'étais chez elle dans une situation des plus ambigües, n'ayant pas vraiment envie d'elle, mais me sentant un peu contraint d'aller jusqu'au bout de mes "obligations", d'autant qu'elle m'avait accueilli avec un décolleté vertigineux. La soirée s'écoula donc lentement, je bus le moins possible, elle était comme dans mon souvenir, une fille brillante qu'on a envie d'écouter. Mais la tension était palpable.
Prenant mon courage à deux mains, je m'approchais d'elle sous un pretexte futile, et l'embrassais doucement. Elle y répondit avec une joyeuse tendresse.
Direction le lit, rapidemment, sur ses conseils.
Elle était merveilleuse, tendre, sensuelle, expérimentée, avide mais avec retenue. Une amante merveilleuse, sans aucun doute. Mais je n'étais pas là. Tendu et culpabilisé à caresser cette femme que je ne désirais pas vraiment. Je ne sentais rien ; aucune de ces bouffées de chaleur qui me parcouraient le corps d'ordinaire. Ma peau si sensible ne ressentait rien. Oh, j'assurais à peu près bien mon rôle, de la langue et des mains. Mais je semblais me regarder, et elle aussi, depuis quelque point extérieur. Pour tout dire, je fus surpris de bander.
Et à ma grande honte, j'éjaculais 20-30 secondes après l'avoir pénétrée. Ce qui ne m'arrive pour ainsi dire jamais. Je m'excusais, me sentant un peu minable, mais elle me dit que ce n'était rien et continua à me caresser tandis que je l'embrassais. Le post-coït fut à son image, chaleureux et intime tout à la fois - cette fille était un amour. Elle m'avoua qu'elle n'avait pas percuté que le diner chez elle était un traquenard et j'en ressentis encore plus de mépris envers moi-même.
Voilà, ça s'arrête là. Beaucoup de regrets et pas mal de remords.
23 avril 2006
Séparation
- "Faut qu'on se sépare, ça peut plus durer comme ça (vieille vieille explication usée jusqu'à la trame et qui n'explique rien sur le fond)"
- " Et pourquoi tu couchais avec moi ? Juste pour tirer ton coup ?"
- "Oui , c'est ça juste pour tirer mon coup (mieux vaut jouer les salauds, ça simplifie les explications)"
- "Je ne te crois pas"
Et une claque de sa part.
Puisque tu en veux du "juste pour
tirer mon coup", tu vas en avoir et les choses vont être mises à leur
place, même si elles n'ont que peu de rapports avec la réalité.
Et
donc, elle se retrouve plaquée dos au mur, et je trousse sa jupe :
surprise, elle ne porte rien en dessous, curieux pour quelqu'un qui
anticipait la rupture dès la veillle et mon coup de téléphone géné.
Puisqu'il
me faut aller jusqu'au bout, je sors ma bite par ma braguette à peine
ouverte et la besogne sans qu'elle ait le moindre geste de défense.
Dans ses yeux, un mélange de mépris et de tristesse. Qui m'agace et me
fait me sentir minable.
Furieux, je l'entraine sur le canapé et la
pilonne en regardant le mur au dessus de sa tête. La pilonne avec une
rage impuissante et mécanique. Et j'entends sa voix : "laisse tomber,
tu n'est pas un salaud et tu ne peux pas me convaincre du contraire".
Confus, je me redresse et rentre mon zguegue dans son petit logement tandis que ses yeux tendres me fixent comme un gamin qui joue les matamores.
Deux jours plus tard, pour notre dernière nuit, elle est venue me rejoindre. Elle est magnifique avec ses gants de chevreau, son chapeau de marque, sa coiffure, son maquillage impeccable. C'est elle qui a tenu à cette dernière nuit. Je n'étais pas trop chaud, j'aurais préféré que ma pitoyable exhibition chez elle eut mis un terme à notre relation.
Comme c'est un final en beauté, elle a décidé de laisser de côté toutes ses névroses et ses inhibitions pour se donner du mieux qu'elle peut. Et moi, j'ai m'impression de commettre un viol aux sentiments.
Petite fille affolée, et inquiète, elle me demande de la sodomiser,
et comme je le craignais, elle n'aime pas ça, et je n'insiste pas.
Ne
supportant pas que je vienne en elle, capote ou pas capote, elle a pris
l'habitude de me recevoir dans sa bouche puis de tout recracher à la
dérobée dans les draps. Jour de fête aujourd'hui (si l'on peut dire),
elle avale, et me fait bien voir le mouvement de sa glotte. Tant
d'efforts, de confiance et d'amour de sa part me font me sentir
terriblement dégueulasse.
Nous nous endormons, mais je sais qu'à mon réveil, elle ne sera plus là ...
16 avril 2006
Vaudeville
Dans l'appartement aux cafards. Solidement menottée sur la chaise où elle est assise, son regard fou accentué par la chaleur étouffante de cet été et ses flaques de sueur qu'il imprime sur nos corps. Je viens de relever ma tete d'entre ses cuisses, elle m'avait dit que dans cette position, ça ne marcherait pas. Or elle halète maintenant, la tête inclinée sur le côté, ses petits seins agités par une respiration irrégulière.
Mais je ne suis pas calmé.
Et j'ai saisi la bière qui trainait, ouverte, sur le frigo et l'ai vidé sur elle. Elle sursaute à peine. Je lappe à même la peau, elle se tortille, je la mords, ici, là, ses lêvres entre mes dents, elle me mord en retour, tend son corps entravé par les chainettes, plante ses crocs dans mon flanc et laisse une marque en croissant.
Je la libère. On s'embrasse comme pour se déchiqueter les mâchoires ; on va se dévorer. Entrainé par sa furie, je pars en arrière et me cogne la tête contre le mur. L'espace d'un instant, elle revient à un ballet plus calme en me demandant si je vais bien. Je lui mords le menton et nous repartons comme des ivrognes carnivores dans le minuscule studio, à tituber.
Pour finir, je la sodomise face à la porte d'entrée, sans même prendre vraiment le temps de l'élargir. D'une certaine manière, elle me pousse à cette précipitation, grognant que maintenant, maintenant, maintenant ... Elle doit avoir mal, mais secoue la tête quand je lui demande. Maintenant, maintenant, maintenant ... Le raffut est prodigieux ; outre nos râles, une des lattes du plancher est mal fixée et bouge en cadence avec un « clac, bom, clac ». On doit nous entendre jusque dans la cour ...
Quand tout est fini, je reste entre ses fesses, mon sexe encore étrangement dur, et elle, sa tête au sol, entre ses bras, masquée par ses longs cheveux. Soudain, on frappe à la porte; Un coup très fort. Une voix hargneuse, aussi. C'est ma femme. Depuis combien de temps est-elle là ? Affolés, nous nous désaccouplons et reculons, dos au mur.
Un putain de vaudeville, théatre de boulevard, le genre de choses qu'on n'imagine pas possible dans la vraie vie. Les coups redoublent contre la porte. Comment se sortir de là ?
20 mars 2006
No sex tonight
Des fois, l'on rencontre dans la vie réelle des femmes avec
lesquelles on a dialogué sur ce qu'on nomme pudiquement des sites de
rencontres. Elle, je m'en souviens encore. D'abord, parce qu'elle
s'était décrite comme un canon, et que, personnellement, j'étais un peu
déçu. Je suis pas un top-model, non plus, loin s'en faut, mais je
n'avais pas prétendu l'être. Elle m'avait en particulier fait l'article
pour ses jambes qui m'avaient laissé de marbre. Mais les jambes me
laissent souvent de marbre. Par contre, pour ce que j'en voyais, ses
seins étaient plus qu'émouvants.
L'ennui, c'est que dès le départ,
elle m'avait fait part de son amour inconditionnel pour San-Antonio. Et
pour moi, San-Antonio, ça m'évoque plus la compacte atmosphère de pets
des chambrées militaires qu'autre chose. Ensuite, c'était une fan du
président Chirac. Tout en me demandant comment ça faisait de coucher
avec une militante UMP, je sentais ma libido partir en exploration au
ras des paquerettes et m'enfonçait dans la dégustation de plus en plus
forcenée d'un cocktail chargé en alcool. Mais, toujours charmant, je
maintenais sa bonne humeur à un niveau élevé, et déployais tout mon
charme pour une personne qui de mon point de vue se présentait comme un
croisement entre une prof de gym et une commerciale senior. Tout cela
pour dire que j'étais finalement assez peu concerné par l'opération et
travaillait plus pour satisfaire mon ego que les velleités de mon
chibre.
Au final, j'en étais à 3 pinacoladas et 5 verres de sancerre quand la gracieuse jeune femme mis fin à la soirée ; il était fort tard, en vérité. Je l'accompagnais jusqu'à sa voiture, et, impulsivement, plus par sentiment de devoir qu'autre chose, l'embrassais avec fougue tout en lui pétrissant les seins. Bien qu'elle ait auparavant assez peu montré d'enthousiasme à mon égard, elle sembla goûter mes déferlements de salive. Moi, je m'étais déjà reculé, me rendant compte que mon état d'ébriété avancée générerait un fiasco total et que de surcroit, sur le fond, comme je l'ai dit, je n'éprouvais pas grand chose pour la charmante personne.
Elle me proposa de me raccompagner chez moi avec son engin motorisé et en un instant défila dans mon crâne ce qu'allait être ce trajet. J'allais devoir, pour ne pas faillir, la peloter pendant qu'elle passerait les vitesses, remonter sa jupe sur ses cuisses et même palper sa culotte, toujours pour ne pas la decevoir. En particulier lorsque sa bagnole allait être à l'arrêt en bas de mon immeuble, ma main allait se sentir obligée de forcer l'ultime barrière, se poser sur sa toison pubienne, et, puisqu'il faut en être ainsi, mon médius partirait en exploration spéléologique pendant qu'elle murmurerait "Non, non, pas ici".
Tant de prévisibilité me fit frissonner, et je déclinais poliment. Il est parfois bon de passer pour un dillettante impuissant ...
14 mars 2006
Mère de famille
Mère de famille. Maman de trois enfants, et solidement mariée, contente de sa situation et qui venait s'encanailler avec moi, une fois, oh je ne sais pas, une fois tous les 3 à 6 mois. L'expérience certes, mais toujours ce regard d'adolescente timide quand je commençais à l'embrasser, tout doucement du bout des lèvres pour ne pas l'effaroucher et pour laquelle je déployais des trésors de patience pour la deshabiller. Mère de famille qui se la jouait salope en me coinçant contre le mur, me débraguattais et avalais mon sexe en me regardant d'un regard troublé et avide à la fois. Mère de famille sodomisée sur son injonction et qui malgré le peu de goût physique qu'elle avait de l'opération, tourna sa tête et me fixa avec ... peut-on parler d'amour quand on se voit si peu souvent ? Avec une tendresse infinie et une gratitude qui me chavira. Mère de famille, qui après avoir joui deux ou trois fois, se retira de moi et décida que ma semence viendrait dans sa bouche. Et qui exprima sa stupéfaction lorsque mes hurlements retentirent au moment même où son palais commençait à être humecté.
Mais etait-ce bien la peine de se réclamer de Bataille et de Sade et de prendre la mouche lorsque je lui dis que mon sperme étalé sur son visage était comme un signe d'appartenance, comme on marque le bétail ?
Nous fûmes brouillés à jamais. Et je n'ai pas bien compris.
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